Histoire

Cette plante a laissé de nombreuses traces sur le chemin de l'homme : Dès l'aube de la civilisation on en a des témoignages, des épisodes vrais, des traditions, des contes mythiques. Le nom "Aloès" vient du mot hébreu "Allal" ou du mot arabe "Alloch" qui signifient "Amer". On retrouve une première allusion à une utilisation thérapeutique de l'Aloès (musabbar) dans une inscription sumérienne sur tablette en argile.

On trouve des représentations de cette plante sur des vases égyptiens.

Elle est connue chez les hindous comme le "guérisseur silencieux".

L'Aloès était considérée comme un véritable élixir de longue vie, notamment par les pharaons égyptiens qui la voulaient auprès d'eux, parmi les autres objets sacrés disposés dans leurs tombes, dans leurs voyages vers l'autre monde. C'est là la raison de la présence de nombreuses plantations d'Aloès tout autour des pyramides et au long des routes qui conduisent encore aujourd'hui à la Valée des Rois.

Les vertus de l'Aloès et son utilisation cosmétique ont été toujours aussi bien connues par les femmes. Dans la Grèce de l'antiquité même Hippocrate nous parle de l'Aloès comme une plante capable de soigner des maladies graves et qui a d'innombrables propriétés médicales. Il paraît qu'Alexandre Le Grand, blessé par une flèche ennemie, a été guéri avec de l'huile d'Aloès de l'île de Socotra, et qu'il s'est décidé à conquérir cette île pour posséder les plantations de cette plante "miraculeuse".

Les anciens Romains ont connu l'Aloès grâce aux guerres puniques. Dioscoride, un médecin grec au service de l'armée de Rome, en a décrit les propriétés bénéfiques et de cicatrisation dans son traité en cinq tomes, "De materia medica", où sont cités les différentes propriétés des plantes officinales.

L'Aloès a été nommé aussi par Pline l'Ancien dans son "Historia Naturalis" en l'an 75 après Jésus-Christ.

Aussi dans la tradition chrétienne l'Aloès est tenue en grande considération. Dans la bible, il y a de nombreuses références à cette plante. Dans les psaumes (45:8) il est écrit que "les vêtements du Roi sont parfumés avec myrrhe et Aloès", dans le chapitre 19:39-40 de l'Evangile selon Jean on peut lire : "Nicodème - celui qui précédemment était venu, de nuit, trouver Jésus - vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d'Aloès, d'environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus et l'enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c'est la coutume d'ensevelir chez les Juifs".

L'Aloès est appelée le "Lys du désert" par les chameliers nomades Tuaregs du Sahara.

Elle a été connue en Mésopotamie et tenue en grande considération par la médecine yajurvédique indienne.

les soldats de Napoléon furent soignés avec l'Aloès après avoir découvert son existence à travers les mamelouks arabes, leurs ennemis.

Pendant les croisades, au Moyen-âge, les croisés chrétiens découvrirent les vertus de l'Aloés en tant que remède panacée chez leurs adversaires musulmans.

C'est Christophe Colomb qui appelle l'Aloès "docteur en pot" après avoir soigné les marins de la Santa Maria, la plus grande des trois caravelles, avec des plantes d'Aloès de l'Afrique du Nord. Pendant son voyage vers le nouveau monde, il écrit dans son journal : "Todo està bien, hay aloe a bordo" ("Tout va bien, il y a de l'Aloès à bord").

Paracelse, grand médecin de la Renaissance, parle du "mystérieux secret 'aloe' dont le jus doré soigne les brûlures et les empoisennements du sang".

L'Aloès est connue aussi chez les indiens d'Amérique c'est le "médecin céleste", qu'utilisent pour soulager les migraines, les calculs et la toux.

L'Aloès était connue aussi en extrême Orient. On l'utilisait au Japon sous des formes différentes. Elle était bue, mangée ou enduite sur le corps, et aujourd'hui on utilise pour l'accupuncture traditionnelle chinoise aussi bien contre les brûlures ou les lésions cutanées.